Louxor
Datant principalement d’Aménophis III (1400 av.
J.-C.) et de Ramsès II (1235 av. J.-C.), ce temple
était dédié au dieu
Amon.
Une allée bordée de sphinx venant du site de
Karnak conduit aux pylônes d’entrée autrefois
gardés par deux obélisques dont une seule subsiste
aujourd’hui. L’autre se dresse place de la Concorde,
à Paris.
La cour à hautes colonnades est décorée
de statues géantes de
Ramsès
et de son épouse. Une allée bordée de
colonnes tout aussi hautes conduit à la cour dédiée
à
Aménophis III
richement décorée. Le temple se trouve en pleine
ville, au bord du fleuve et prend une dimension toute autre
le soir, lorsque les lumières détachent les
pierres jaunes du drap noir de la nuit et font ressortir les
bas-reliefs. C’est aussi une heure agréable de
visite pour éviter la cohue et la chaleur du jour.
Karnak
Véritable cité religieuse qui fut pendant longtemps
la plus vaste du monde, le site de
Karnak
révèle toute la puissance bâtisseuse de
l’Egypte ancienne dédiée à la gloire
du dieu
Amon. Sa grandeur et
sa richesse architecturales traduisent 1500 ans de construction
et de transformation au gré des règnes pharaoniques
successifs. C’est naturellement le grand temple d’Amon
qui se détache de l’ensemble, précédé
d’un immense portique aux pylônes impressionnants
où l’on se laisse guider par une allée
de sphinx à têtes de béliers.
On déambule avec délectation et admiration entre
les immenses colonnes sculptées (plus d’une centaine)
où pénètre par un savant jeu de lumière
le soleil naissant. Les temples succèdent aux statues
géantes, les cours aux obélisques, les fresques
peintes des quelques plafonds rescapés aux bas-reliefs
en cour de restauration. On finit généralement
la visite sur les bords du lac sacré où se reflète
l’ensemble de ce site incroyable par bien des aspects.
Le spectacle son et lumière y est de toute beauté.
Vallée des Rois
Nécropole royale pendant plus de 4 siècles,
la Vallée des Rois a accueilli les sépultures
de trois dynasties pharaoniques. Généralement
accompagnés d’un temple bâti en limite
des terres agricoles, les tombeaux creusés dans le
flanc de la montagne reprennent à peu près
tous le même dessin : un vaste corridor rectiligne
ou en L s’enfonçant en pente douce sous la
terre, richement décoré de fresques murales
sculptées et peintes conduisant à une salle
funéraire à l’architecture plus ou moins
élaborée contenant le sarcophage du pharaon
et toutes ses richesses. L’ensemble des tombes fut
pillé depuis la plus haute antiquité à
l’exception de celle de Toutankhamon
mis au jour en 1922 et qui révéla de fabuleux
trésors. Le sarcophage doré qui y repose en
fait l’une des plus visitées mais les plus
intéressantes du point de vue de la décoration
générale restent celles de Thoutmosis
III, Ramsès II,
Ramsès III, Ramsès
IX et Séthi Ier.
Vallée des Nobles
(Colosses de Memnon, temple de Ramsès III)
En lisière de la nécropole royale, les flancs
des collines arides accueillaient les tombeaux des dignitaires
du royaume et dominaient les temples dédiés
aux pharaons défunts. Le plus vaste et le mieux conservé
est celui consacré à Ramsès
III, ave ses immenses portiques et ses cours carrées
à colonnades sculptées. Les villages alentour
perpétuent la tradition du village des artisans de
l’ancien temps avec ses maisons aux façades
colorées recouvertes de fresques peintes de façon
naïve. L’entrée à l’ensemble
de la nécropole se fait par les colosses
de Memnon, deux gigantesques statues d’Aménophis
III en position assise et hautes de 18 mètres.
Elles ont souffert du tremblement de terre qui détruisit
le temple dont elles gardaient à l’origine
l’entrée.
Temple d’Hatchepsout
Adossé à une vertigineuse falaise de calcaire
qui renforce encore la grandeur de son architecture, le
temple d’Hatchepsout
se compose de plusieurs terrasses aux colonnades sculptées
en statues à l’origine.
Même si la restauration laisse apparaître une
patine un peu trop moderniste au regard de la construction
originelle, l’ensemble garde une majesté et
une symbolique incontournables. Les rampes centrales qui
conduisent à chaque degré rajoutent encore
à la grandeur royale de l’édifice du
haut duquel on a une vue imprenable sur la vallée
du Nil et, dans le lointain, le temple de Louxor. Magique.